Le 17 juin 2026, la CORPIQ a publié un rapport qui change la conversation sur l'investissement en plex au Québec. Pour la première fois, une étude rigoureuse — réalisée par la firme Aviseo Conseil — quantifie exactement ce que les propriétaires de multilogements apportent à l'économie québécoise. Le chiffre qui retient l'attention : 32,1 milliards de dollars. Si vous possédez un plex sur la Rive-Nord, voici pourquoi ce rapport vous concerne directement.
Le rapport CORPIQ 2026 : ce que ça change pour les propriétaires de plex
Le rapport « Proprios d'ici, piliers de notre économie », publié par la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) le 17 juin 2026, est une première dans l'histoire immobilière québécoise. Jamais encore la contribution économique des propriétaires de plex et d'immeubles à revenus n'avait été mesurée avec autant de précision.
Jusqu'ici, le débat public sur le logement locatif était dominé par les chiffres des locataires : taux d'inoccupation, hausse des loyers, difficulté à se loger. Les propriétaires de plex étaient souvent dépeints comme des bénéficiaires passifs du marché. Ce rapport renverse ce récit. Il établit, chiffres à l'appui, que le propriétaire de multilogements est un acteur économique central — pas un simple rentier.
Pour le propriétaire d'un duplex à Terrebonne, d'un triplex à Laval ou d'un immeuble à revenus à Saint-Jérôme, ce rapport est une reconnaissance officielle de ce que vous saviez déjà intuitivement : votre plex fait travailler votre quartier.
Les chiffres qui prouvent la valeur de votre immeuble à revenus
Aviseo Conseil a utilisé une méthodologie d'analyse économique rigoureuse pour mesurer la valeur totale générée par le secteur locatif québécois. Les résultats surpassent ce que même les défenseurs les plus optimistes du secteur auraient anticipé.
32,1 milliards $ : la contribution économique des propriétaires
Le secteur locatif québécois génère 32,1 milliards de dollars de valeur ajoutée annuelle dans l'économie de la province. Ce chiffre inclut non seulement les revenus de location, mais aussi toute la chaîne de valeur que génère chaque plex : les travaux d'entretien et de rénovation, les achats de matériaux auprès de quincailleries locales, les honoraires versés aux professionnels de l'immobilier, les taxes foncières qui financent les services municipaux, et les dépenses des locataires dans leurs quartiers.
« Concrètement, lorsqu'un propriétaire investit dans son immeuble, il engage des entrepreneurs, achète des matériaux et fait travailler des entreprises d'ici. »
— Éric Sansoucy, porte-parole CORPIQ, rapport « Proprios d'ici, piliers de notre économie », juin 2026
Les propriétaires de plex et d'immeubles à revenus investissent en moyenne 1,0 milliard de dollars par mois dans leur parc immobilier depuis le quatrième trimestre 2025. Ces investissements sont répartis dans toutes les régions du Québec, de la Rive-Nord de Montréal jusqu'aux régions ressources. Pour un territoire comme la Rive-Nord — Laval, Terrebonne, Repentigny, Blainville, Mascouche, Saint-Jérôme — où la croissance démographique est soutenue, cette injection mensuelle dans l'économie locale est particulièrement significative.
135 000 emplois et 5,6 % du PIB — ce que ça représente
Le secteur locatif québécois soutient 135 000 emplois directs et indirects. Pour mettre ce chiffre en perspective : c'est plus que le nombre d'emplois dans l'ensemble de l'industrie aéronautique québécoise, souvent citée comme fleuron industriel de la province.
Avec 5,6 % du PIB du Québec, le secteur de l'habitation locative représente une contribution économique comparable à celle des grandes industries manufacturières. Ce n'est pas un secteur marginal ou rentier : c'est une industrie distribuée, présente dans chaque municipalité de la province, dont les retombées atterrissent directement dans les communautés locales.
À retenir
Le rapport CORPIQ établit pour la première fois que chaque propriétaire de plex au Québec n'est pas seulement un fournisseur de logements — il est un moteur économique local. Sur la Rive-Nord, où les taux d'inoccupation restent sous 2,4 %, cette double valeur (économique et sociale) soutient durablement la valorisation des immeubles à revenus.
Pourquoi le Québec est unique en Amérique du Nord pour le multilogement
L'une des données les plus frappantes du rapport CORPIQ est celle qui concerne la structure même du parc locatif québécois : une particularité sans équivalent sur le continent.
80 % des appartements en 3-5 logements sont au Québec
Le Québec abrite 80 % de tous les appartements locatifs canadiens situés dans des immeubles de 3 à 5 logements. En d'autres termes, le plex — cette forme architecturale familière avec ses escaliers extérieurs et ses façades en brique — est presque exclusivement québécois à l'échelle du Canada.
Cette concentration s'explique par l'histoire urbaine de Montréal et des villes de la Rive-Nord : un développement immobilier fondé sur la propriété à échelle humaine, où le petit propriétaire habitant son propre plex tout en louant les autres logements est devenu le modèle dominant. Ce modèle a produit un parc locatif d'une qualité et d'une densité remarquables — plus de 38,2 % des Québécois sont locataires, la proportion la plus élevée au Canada.
Le revers de cette médaille historique : 60,3 % des logements locatifs québécois ont été construits en 1980 ou avant. Le parc immobilier vieillit. Pour les propriétaires de plex sur la Rive-Nord qui songent à des travaux de rénovation, cette réalité structurelle plaide pour agir maintenant plutôt que d'attendre — les entrepreneurs de la région travaillent à pleine capacité, et les coûts de construction ne descendent pas.
Ce que les chiffres signifient pour votre plex sur la Rive-Nord
Les données nationales du rapport CORPIQ prennent une signification concrète lorsqu'on les applique au marché de la Rive-Nord du Québec. Ce territoire — qui englobe Laval, Terrebonne, Repentigny, Mascouche, Blainville, Boisbriand, Mirabel et Saint-Jérôme — est l'un des marchés de multilogements les plus actifs de la province.
En mai 2026, le prix médian provincial des plex s'établit à 685 000 $, en hausse de 2 % sur un an selon l'APCIQ. Sur la Rive-Nord, les données par porte illustrent la diversité du marché :
| Secteur (Rive-Nord) | Prix médian / porte | TGA 2026 | Loyer médian 4½ |
|---|---|---|---|
| Laval | 240 000 $ – 285 000 $ | 4,9 % – 5,6 % | 1 350 $ – 1 550 $ |
| Blainville | 255 000 $ – 295 000 $ | 4,8 % – 5,4 % | 1 425 $ – 1 600 $ |
| Terrebonne / Mascouche | 210 000 $ – 250 000 $ | 5,3 % – 6,0 % | 1 225 $ – 1 425 $ |
| Saint-Jérôme | 210 000 $ – 245 000 $ | 5,4 % – 6,0 % | 1 175 $ – 1 350 $ |
| Mirabel | 220 000 $ – 260 000 $ | 5,2 % – 5,8 % | 1 250 $ – 1 425 $ |
| Saint-Eustache / Deux-Montagnes | 200 000 $ – 240 000 $ | 5,2 % – 5,8 % | 1 175 $ – 1 375 $ |
Ces rendements — de 4,8 % à 6,0 % de TGA — sont supérieurs à ceux observés sur l'île de Montréal (3,5 % à 4,5 %). Un immeuble à revenus sur la Rive-Nord offre donc une meilleure rentabilité immédiate, combinée à un potentiel de valorisation solide alimenté par la demande démographique de la région. Les inventaires de plex sur la Rive-Nord ont reculé de près de 20 % en début d'année, signalant une pression acheteur persistante.
« Ce que démontre ce rapport, c'est qu'au-delà de leur rôle essentiel pour loger les Québécois, les propriétaires sont un moteur économique présent dans toutes les régions. »
— Éric Sansoucy, porte-parole CORPIQ, juin 2026
La pression politique vs la réalité économique : analyse froide
Le rapport CORPIQ arrive dans un contexte politique tendu pour les propriétaires de plex et d'immeubles à revenus au Québec. Les dernières années ont apporté leur lot de mesures : encadrement des loyers, contrôle de la cession de bail, délais prolongés au Tribunal administratif du logement, discussions sur les taxes sur les logements vacants.
Face à cette pression, certains propriétaires de multilogements sur la Rive-Nord envisagent de liquider leur patrimoine immobilier. Le rapport CORPIQ leur offre un argument économique solide pour résister à cette tentation : votre plex génère une valeur économique mesurable et documentée. Le marché politique peut fluctuer — les fondamentaux économiques, eux, restent solides.
Comme le note le rapport, le modèle québécois d'habitation locative est décrit comme un « atout collectif » dont la préservation est dans l'intérêt de tous. La relation entre locataires et propriétaires de plex est d'ailleurs très positive : 88 % des locataires québécois indiquent avoir de bonnes relations avec leur propriétaire. Ce chiffre contredit le narratif d'une opposition structurelle entre les deux parties.
Pour l'investisseur rationnel sur la Rive-Nord, la lecture correcte du contexte actuel n'est pas « vendre en catastrophe » mais « choisir le bon moment et le bon acheteur ».
Ce que dit vraiment le rapport CORPIQ sur la réglementation
Le rapport souligne que l'environnement réglementaire et fiscal peut freiner les investissements en rénovation. Avec 60,3 % du parc locatif québécois construit avant 1980, les propriétaires de plex qui n'investissent pas dans la mise aux normes risquent de voir leur immeuble à revenus perdre en valeur. La fenêtre pour agir à coût raisonnable est ouverte — mais elle ne le sera pas indéfiniment.
Stratégie : valoriser votre plex dans ce contexte
Le rapport CORPIQ 2026 fournit aux propriétaires de plex québécois un cadre de réflexion stratégique précis. Si vous possédez un immeuble à revenus sur la Rive-Nord — que ce soit à Laval, Terrebonne, Repentigny, Blainville ou Saint-Jérôme — voici comment vous positionner intelligemment.
1. Documenter la contribution économique locale de votre plex. Si vous envisagez de vendre votre multilogement, un acheteur sophistiqué valorise les immeubles bien documentés : dépenses d'entretien, rénovations réalisées, historique des baux. Cette documentation est maintenant plus importante que jamais, car elle ancre la valeur dans des faits vérifiables — exactement ce que le rapport CORPIQ demande pour le secteur dans son ensemble.
2. Surveiller les changements fiscaux au niveau municipal. Plusieurs municipalités de la Rive-Nord réévaluent leurs rôles d'évaluation en 2026-2027. La valeur économique documentée du secteur des plex par le rapport CORPIQ peut nourrir les représentations des propriétaires devant les instances locales.
3. Évaluer le potentiel de refinancement. Avec des TGA de 5,0 % à 6,2 % sur la Rive-Nord, les immeubles à revenus offrent une base solide pour structurer un refinancement — notamment via le programme MLI Select de la SCHL si votre immeuble compte cinq logements ou plus. Notre guide complet sur le financement MLI Select 2026 détaille les conditions actuelles du programme.
4. Considérer la vente directe si le timing est bon. Sur la Rive-Nord, le délai de vente traditionnel d'un plex est de 90 à 180 jours via un courtier. ImmoMulti achète directement, sans frais de courtage, avec une proposition chiffrée en 48 heures. Dans un marché où les inventaires reculent, le prix direct peut être plus élevé qu'anticipé. Pour discuter de votre situation spécifique, contactez notre équipe — sans engagement.
Le rapport CORPIQ 2026 ne change pas les fondamentaux du marché des plex sur la Rive-Nord. Il les valide et les documente. Pour les propriétaires qui savaient déjà que leur immeuble à revenus était un actif solide, ce rapport est une confirmation bienvenue.
Contenu informatif uniquement. Ne constitue pas un conseil fiscal ou juridique. Consultez un professionnel qualifié pour votre situation personnelle.
Questions fréquentes