Calculatrice gratuite · Méthode TAL 2026

Calculatrice d'augmentation de loyer 2026 — méthode du TAL

Estimez la hausse de loyer permise en 2026 selon la nouvelle méthode du Tribunal administratif du logement : indexation de base de 3,1 %, variation des taxes, des assurances et récupération des travaux majeurs. Conçue pour les propriétaires de plex et de multilogements de la Rive-Nord.

Réponse rapide

En 2026, l'indexation de base des loyers au Québec est de 3,1 % selon la méthode du TAL (Tribunal administratif du logement). Ce pourcentage n'est ni un plafond ni un plancher — il se négocie entre propriétaire et locataire. À ce taux s'ajoutent la variation réelle des taxes, des assurances et la récupération des travaux majeurs (5 % par an sur 20 ans, répartis entre les logements). Pour les logements avec services, la portion services est indexée à 6,7 %.

1 Le logement
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Sert à répartir les coûts de l'immeuble (taxes, assurance, travaux).
2 Variations annuelles (immeuble)
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Variation $/an, tout l'immeuble.
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Variation $/an, tout l'immeuble.
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Hausse (ou baisse) réelle de la prime de l'immeuble, sur l'année.
3 Travaux majeurs
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Dépenses en capital récupérées à 5 %/an (amortissement sur 20 ans), réparties par logement puis par mois.
Nouveau loyer mensuel estimé
Indexation 3,1 %
Taxes (munic. + scol.)par logement, par mois
Assurancepar logement, par mois
Travaux majeurs5 %/an, amorti 20 ans

Estimation indicative — voir le disclaimer.

⚠️ Estimation à titre indicatif seulement. Le calcul officiel et exécutoire relève de l'outil du TAL et, en cas de désaccord, d'une décision du Tribunal administratif du logement. Le 3,1 % est une référence qui se négocie (ni plancher ni plafond). Validez toujours avec l'outil officiel. Outil officiel du TAL →

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Le guide complet

Augmentation de loyer 2026 au Québec : la nouvelle méthode du TAL expliquée

Depuis le 1er janvier 2026, le Québec calcule les hausses de loyer autrement. Issue du Règlement sur les critères de fixation de loyer, c'est la première refonte en plus de 40 ans : un taux d'indexation de base unique de 3,1 %, auquel s'ajoutent la variation réelle des taxes, des assurances et la récupération des travaux majeurs. Ce guide démystifie chaque composante — avec un exemple chiffré — pour les propriétaires de plex et de multilogements.

Propriétaire de plex sur la Rive-Nord calculant une augmentation de loyer 2026 selon la nouvelle méthode du TAL

Comment fonctionne la nouvelle méthode 2026

Depuis le 1er janvier 2026, le Québec applique une nouvelle façon de calculer l'augmentation des loyers. Issue du Règlement sur les critères de fixation de loyer, c'est la première refonte de la méthode en plus de 40 ans. Elle s'applique à tous les avis de modification de bail donnés à compter du 1er janvier 2026. L'objectif : rendre le calcul plus lisible pour les propriétaires comme pour les locataires.

Le cœur de la méthode est un taux d'indexation de base unique. Pour les baux dont la reconduction débute entre le 2 avril 2026 et le 1er avril 2027, ce taux est de 3,1 % — soit la moyenne de l'Indice des prix à la consommation (IPC) du Québec sur trois ans. Ce 3,1 % s'applique sur le loyer mensuel actuel.

Formule simplifiée 2026

Hausse = (Loyer × 3,1 %) + Taxes + Assurance + Travaux majeurs

Les composantes « Taxes », « Assurance » et « Travaux majeurs » sont réparties entre les logements de l'immeuble, puis ramenées au mois. Voir le détail ci-dessous.

Le 3,1 % n'est qu'un point de départ : le taux de référence s'applique à l'ensemble du Québec, mais la hausse réelle dépend ensuite des dépenses propres à votre immeuble. Deux plex voisins peuvent justifier des augmentations très différentes selon leurs taxes, leur assurance et leurs travaux.

Les taxes, l'assurance et les travaux majeurs (5 % / 20 ans)

Au-delà de l'indexation de base, trois composantes réelles viennent s'ajouter. Elles reflètent les hausses de coûts effectivement subies par l'immeuble — pas des estimations forfaitaires.

  • Variation des taxes municipales : la différence en dollars entre la facture municipale de l'année et celle de l'année précédente, pour tout l'immeuble.
  • Variation des taxes scolaires : même principe, sur le compte de taxes scolaires.
  • Variation de la prime d'assurance : la hausse (ou la baisse) réelle de la prime d'assurance de l'immeuble.

Chacun de ces montants concerne l'immeuble entier. On le répartit donc entre le nombre de logements, puis on le ramène au mois (division par 12). Un quadruplex dont les taxes augmentent de 800 $ répartit cette hausse sur 4 logements et 12 mois.

Les travaux majeurs — autrement dit les dépenses en capital — suivent une règle distincte. Ils ne sont pas récupérés d'un coup, mais amortis à raison de 5 % par an sur 20 ans. Sont visés notamment :

  • Réfection de toiture ou de fondation ;
  • Remplacement des fenêtres ;
  • Rénovation de cuisine ou de salle de bain ;
  • Modernisation du système de chauffage ;
  • Installation d'une borne de recharge.

Récupération des travaux majeurs

Part annuelle = Coût des travaux × 5 %

Exemple : 30 000 $ de travaux → 1 500 $ récupérables la première année, répartis entre les logements puis ramenés au mois.

Exemple concret chiffré — 6-plex Rive-Nord

Prenons un 6-plex à Mirabel dont un logement se loue 1 200 $ / mois. Sur l'année, les taxes municipales de l'immeuble ont augmenté de 900 $, les taxes scolaires de 150 $ et la prime d'assurance de 600 $. Le propriétaire a aussi refait la toiture pour 30 000 $.

6-plex Mirabel — Loyer actuel 1 200 $ / mois
Indexation de base (1 200 $ × 3,1 %)+ 37,20 $
Taxes (900 $ + 150 $) ÷ 6 ÷ 12+ 14,58 $
Assurance (600 $) ÷ 6 ÷ 12+ 8,33 $
Travaux majeurs (30 000 $ × 5 %) ÷ 6 ÷ 12+ 20,83 $
Nouveau loyer mensuel estimé1 280,95 $

Hausse totale : + 80,95 $ / mois, soit + 6,75 % ou + 971,40 $ sur l'année. Ce résultat correspond exactement au calcul de la calculatrice ci-dessus.

3,1 % = une référence négociable (ni plancher ni plafond)

C'est le point le plus mal compris de la réforme : le 3,1 % n'est ni un minimum garanti, ni un maximum imposé. Il s'agit d'une référence qui sert de base de discussion. Le propriétaire propose une augmentation dans son avis de modification ; le locataire peut l'accepter, la refuser ou négocier.

Si le locataire refuse et que les parties ne s'entendent pas, c'est le Tribunal administratif du logement qui tranche, à l'aide de son propre outil de calcul. Une hausse peut donc être inférieure au 3,1 % (immeuble dont les coûts baissent) ou supérieure (taxes et travaux importants). Comme le rappelait Radio-Canada lors de l'entrée en vigueur de la réforme, le pourcentage médiatisé chaque année reste un repère, pas une règle automatique.

Logements avec services : 6,7 % sur la portion services

Les logements qui comprennent des services — typiquement les résidences privées pour aînés (RPA) avec repas, soins ou loisirs — suivent une logique en deux temps. La portion logement du loyer est indexée au taux de base de 3,1 %. La portion liée aux services, elle, peut être ajustée jusqu'à 6,7 %, un taux distinct prévu par le règlement.

Hors champ de la calculatrice : la calculatrice ci-dessus couvre les logements résidentiels standards. Pour un loyer avec services (RPA), la portion services doit être traitée séparément au taux de 6,7 %. Consultez le TAL pour la ventilation exacte.

Quand et comment envoyer l'avis de modification

La hausse ne prend effet qu'à la reconduction du bail, et seulement si l'avis a été transmis dans les délais. La règle : l'avis de modification de bail doit être donné de 3 à 6 mois avant la fin du bail (ou avant la date de reconduction pour un bail de plus de 12 mois).

  • Bail se terminant le 30 juin : avis à transmettre entre le 1er janvier et le 31 mars.
  • L'avis doit indiquer le nouveau loyer proposé et, le cas échéant, les autres modifications.
  • Le locataire dispose ensuite d'un mois pour refuser ; sans réponse, le bail est reconduit aux nouvelles conditions.

Un avis tardif ou incomplet peut faire tomber la hausse pour l'année en cours. Mieux vaut préparer le calcul tôt — c'est précisément à cela que sert cet outil.

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Ce guide est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un avis juridique. Sources : Tribunal administratif du logement (tal.gouv.qc.ca) et couverture médiatique de Radio-Canada. Le calcul officiel relève du TAL. Dernière mise à jour : juin 2026.

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Questions fréquentes

Augmentation de loyer 2026 — vos questions

Le taux d'indexation de base est de 3,1 %. Il correspond à la moyenne de l'IPC du Québec sur 3 ans pour les baux dont la reconduction débute entre le 2 avril 2026 et le 1er avril 2027. À ce taux s'ajoutent la variation réelle des taxes municipales et scolaires, des primes d'assurance et la récupération des travaux majeurs.

Non. Le 3,1 % est une référence : ni un plancher, ni un plafond. C'est un point de départ qui se négocie entre le propriétaire et le locataire. En cas de désaccord, c'est le Tribunal administratif du logement (TAL) qui fixe l'augmentation.

En vigueur depuis le 1er janvier 2026, le Règlement sur les critères de fixation de loyer constitue la première refonte en plus de 40 ans. La méthode repose désormais sur un taux d'indexation de base unique (3,1 % pour 2026-2027), auquel s'ajoutent la variation des taxes, des assurances et la récupération des travaux majeurs. Elle s'applique aux avis de modification de bail donnés à compter du 1er janvier 2026.

Les dépenses en capital (toiture, fondation, fenêtres, rénovation de cuisine ou de salle de bain, modernisation du chauffage, borne de recharge) sont récupérées à taux fixe de 5 % par an, soit un amortissement sur 20 ans. Le montant est réparti entre les logements de l'immeuble, puis ramené au mois.

Pour les logements avec services (par exemple en résidence privée pour aînés), un taux distinct de 6,7 % s'applique à la portion du loyer liée aux services. La portion logement, elle, suit le taux d'indexation de base de 3,1 %.

L'avis de modification de bail doit être transmis de 3 à 6 mois avant la date de reconduction du bail. Pour un bail se terminant le 30 juin, l'avis se transmet donc entre le 1er janvier et le 31 mars.

Non. Il s'agit d'une estimation à titre indicatif. Le calcul officiel et exécutoire relève de l'outil du Tribunal administratif du logement et, en cas de désaccord, d'une décision du Tribunal. Validez toujours avec l'outil officiel du TAL.

Trois composantes réelles s'ajoutent au 3,1 % : la variation des taxes municipales, la variation des taxes scolaires et la variation des primes d'assurance de l'immeuble. S'ajoute aussi la récupération des travaux majeurs à 5 % par an. Chaque montant est réparti par logement et ramené au mois.