Checklist interactive · Mise à jour le 4 juillet 2026

Quels documents pour vendre un immeuble à revenus ? (checklist interactive)

La liste complète des documents à préparer avant de vendre votre plex ou multilogement au Québec — classés par catégorie, avec pourquoi chacun est demandé. Cochez chaque document réuni : votre progression est sauvegardée automatiquement sur cet appareil, et vous pouvez exporter la liste en PDF.

Baux · États financiers · Taxes · Certificat de localisation · Déclaration du vendeur

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Pour vendre un immeuble à revenus au Québec, préparez : les baux et le registre des loyers, les états financiers (revenus/dépenses sur 2-3 ans), les comptes de taxes municipales et scolaires, les factures d'énergie, le certificat de localisation, le carnet d'entretien et rénovations, la déclaration du vendeur, et le solde hypothécaire. Un dossier complet accélère et sécurise la vente.

Un dossier bien préparé fait la différence entre une offre rapide et ferme et une négociation longue avec des conditions multiples. Les acheteurs sérieux — investisseurs, acheteurs directs ou acquéreurs financés — ont tous besoin des mêmes informations de base pour établir la valeur de l'immeuble et obtenir leur financement.

Cette checklist est organisée par catégorie pour vous permettre de rassembler les documents dans l'ordre logique, avec pour chacun la raison pour laquelle il est demandé.

Checklist complète

Documents par catégorie

Classés dans l'ordre de priorité : les documents financiers et locatifs en premier, le bâtiment et le légal ensuite. Cliquez sur un document pour le marquer comme réuni.

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États financiers d'un immeuble à revenus à Rosemère — documents pour la vente
États financiers et documents d'un immeuble à revenus — essentiels pour toute offre d'achat
1. Documents financiers
  • États financiers des 2 à 3 dernières années Revenus de loyers et dépenses d'exploitation (taxes, assurance, entretien, gestion, énergie). Base du calcul du revenu net d'exploitation (RNO) selon la méthode reconnue par Revenu Québec et les évaluateurs agréés.
  • Relevé hypothécaire avec solde en cours Permet à l'acheteur de calculer le financement nécessaire et d'évaluer la situation des pénalités de remboursement anticipé.
  • Factures d'énergie annuelles Chauffage et électricité des parties communes. Valident les postes de dépenses dans les états financiers et permettent à l'acheteur d'estimer les économies potentielles.
  • Preuves de revenus de stationnement, buanderie ou autres revenus accessoires Augmentent le RNO et donc la valeur de l'immeuble. À documenter séparément des revenus de loyers.
2. Locataires et baux
  • Baux en vigueur pour chaque logement Obligatoires pour toute transaction. Les baux suivent l'immeuble lors de la vente (art. 1887 C.c.Q. — TAL). L'acheteur reprend les droits et obligations du vendeur.
  • Registre des loyers (roll de loyers) Résumé logement par logement : superficie, loyer mensuel, date d'échéance du bail, locataire. Document de référence pour la vérification diligente.
  • Historique des hausses de loyer (TAL) Démontre que les loyers sont conformes aux lignes directrices du Tribunal administratif du logement et identifie les logements dont le loyer est en dessous du marché.
  • Avis de non-renouvellement ou de modification de bail en cours, le cas échéant Toute situation particulière (locataire en défaut, logement vacant, reprise de logement en cours) doit être déclarée.
3. Bâtiment et conformité
  • Comptes de taxes municipales et scolaires à jour Exigés par le notaire. Servent à calculer les ajustements au prorata à la date de vente. Les taxes municipales s'appuient sur la valeur au rôle d'évaluation foncière.
  • Certificat de localisation récent Obligatoire pour la signature chez le notaire. Si le document date de plus de 10 ans ou si des travaux ont modifié le bâtiment, un nouveau certificat sera exigé (coût : 800 $ à 1 500 $).
  • Carnet d'entretien et factures de travaux majeurs Toitures, plomberie, électricité, fenêtres, systèmes de chauffage. Rassure l'acheteur sur l'état du bâtiment et justifie le prix demandé.
  • Permis de construction ou de rénovation Pour tout agrandissement, transformation ou logement ajouté. Confirme la légalité des travaux auprès de la municipalité.
4. Légal et administratif
  • Déclaration du vendeur Fortement recommandée par l'OACIQ et les notaires. Informe l'acheteur de l'état connu du bâtiment, des vices connus, des sinistres passés et des particularités. Réduit les risques de litige post-vente.
  • Titre de propriété (acte de vente précédent) Permet au notaire de vérifier la chaîne de titres et de déceler tout problème (servitude, hypothèque légale, restriction). Disponible au Registre foncier du Québec.
  • Polices d'assurance en vigueur L'acheteur doit prévoir sa propre assurance dès la prise de possession. Les polices en cours donnent une idée du coût d'assurance pour ce type de bâtiment.
Le dossier minimum pour recevoir une offre rapide
  • Baux en vigueur pour tous les logements
  • Registre des loyers (logement, loyer, bail)
  • États financiers de la dernière année complète
  • Comptes de taxes municipales et scolaires récents
  • Solde hypothécaire approximatif
Pourquoi un dossier complet fait une différence de prix

Un acheteur qui ne peut pas valider le revenu réel de l'immeuble intègre une prime de risque dans son offre — souvent 5 % à 10 % de moins que la valeur réelle. Un dossier complet élimine cette incertitude, permet un financement bancaire plus rapide et donne lieu à une offre ferme et compétitive. C'est l'un des meilleurs leviers pour maximiser votre prix de vente.

Déclaration du vendeur : obligatoire ou recommandée?

Au Québec, la déclaration du vendeur n'est pas légalement obligatoire pour un immeuble à revenus de plusieurs logements — contrairement à certaines situations pour les résidences unifamiliales. Elle est cependant fortement recommandée par les notaires et l'OACIQ (Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec). En l'absence de déclaration, un vice caché découvert après la vente peut exposer le vendeur à des recours en dommages. Son coût (généralement nul si vous la remplissez vous-même) est négligeable comparé à ce risque. Voir notre guide sur la déclaration du vendeur.

Où obtenir les documents manquants?

Le certificat de localisation s'obtient auprès d'un arpenteur-géomètre (délai : 2 à 4 semaines). Le titre de propriété est consultable en ligne sur le Registre foncier du Québec. Les comptes de taxes sont disponibles via le portail de votre municipalité ou auprès du bureau municipal des finances. Les déclarations de revenus locatifs sont dans vos déclarations de revenus envoyées à Revenu Québec.

Sources : OACIQ, notaire.qc.ca, Registre foncier du Québec, Tribunal administratif du logement (TAL), Revenu Québec.

Pourquoi chaque document compte : ce que l'acheteur et le notaire vérifient

Chaque catégorie de documents répond à une question précise. Voici ce qui est analysé concrètement lors de la vérification diligente.

États financiers — L'acheteur calcule le revenu net d'exploitation (RNO) et le taux global d'actualisation (TGA) implicite pour établir la valeur de l'immeuble selon la méthode du revenu. L'institution financière exige généralement 2 à 3 ans d'historique pour approuver le financement. Des chiffres incomplets ou incohérents peuvent retarder l'approbation de plusieurs semaines.

Baux et registre des loyers — L'acheteur vérifie que les loyers déclarés dans les états financiers correspondent aux baux signés. Le notaire s'assure que chaque locataire est identifié avant la signature de l'acte de vente, conformément aux obligations découlant de l'article 1887 C.c.Q. et de la jurisprudence du Tribunal administratif du logement (TAL).

Certificat de localisation — Le notaire analyse les empiètements, servitudes et la conformité du bâtiment avec le cadastre officiel. Sans un certificat accepté, aucun notaire ne peut procéder à la signature : c'est une condition sine qua non de la transaction selon la pratique notariale québécoise (notaire.qc.ca).

Taxes municipales et scolaires — Le notaire calcule les ajustements au prorata à la date de transfert de propriété. Un compte en souffrance auprès de la municipalité peut bloquer l'émission du certificat de vente ou générer une hypothèque légale prioritaire au bénéfice de la municipalité.

Déclaration du vendeur — L'acheteur et son notaire l'analysent pour détecter des vices connus non divulgués. Son absence peut engager la responsabilité civile du vendeur post-vente en vertu de l'article 1726 C.c.Q. sur la garantie légale contre les vices cachés, même si la vente a été conclue sans garantie légale.

Titre de propriété — Le notaire remonte la chaîne de titres publiée au Registre foncier du Québec pour s'assurer de l'absence d'hypothèques légales cachées (construction, syndicat, gouvernement) ou de restrictions de droit non divulguées. Cette vérification est obligatoire pour que le notaire puisse certifier un titre clair à l'acheteur.

Documents spécifiques aux immeubles de 5 logements et plus

Les immeubles de 5 logements et plus sont classifiés comme immeubles commerciaux par les institutions financières. Les exigences documentaires sont donc plus élevées.

Au-delà du seuil de 5 logements, les règles du financement résidentiel ne s'appliquent plus. Les prêteurs évaluent l'immeuble principalement sur la base de ses revenus et exigent une documentation plus complète.

États financiers formels sur 3 ans — Souvent requis en format compilé ou examiné par un comptable professionnel agréé (CPA). Revenu Québec exige les états financiers corporatifs si l'immeuble est détenu en société.

Baux commerciaux séparés — Si l'immeuble comprend des locaux non résidentiels (commerce, bureau), ces baux sont régis par le Code civil du Québec et non par le TAL. L'acheteur les analyse séparément pour évaluer la stabilité des revenus commerciaux.

Rapport d'ingénieur ou inspection commerciale — De nombreux prêteurs institutionnels exigent une inspection par un ingénieur en bâtiment (plutôt qu'un simple inspecteur en bâtiment) pour les immeubles de grande taille. Cette inspection couvre les systèmes mécaniques, électriques et structuraux.

Évaluation par un évaluateur agréé — Les institutions financières commandent généralement leur propre évaluation officielle auprès d'un évaluateur agréé (membre de l'Ordre des évaluateurs agréés du Québec) pour valider la valeur marchande avant d'approuver le financement.

Contrats de service — Entretien des systèmes mécaniques, électriques, ascenseur le cas échéant, déneigement, collecte des déchets. L'acheteur veut connaître les engagements contractuels qu'il reprend avec l'immeuble.

Étude environnementale de phase 1 — Exigée par certains prêteurs commerciaux lorsque l'immeuble est situé sur un terrain potentiellement contaminé (ancienne station-service, usage industriel antérieur). Elle évalue les risques de contamination du sol sans forage (phase 1 = examen de documents et visite de site seulement).

Comment obtenir un certificat de localisation à jour

Le certificat de localisation est l'un des documents les plus souvent manquants ou périmés. Voici comment l'obtenir efficacement.

Qui le délivre — Uniquement un arpenteur-géomètre, professionnel réglementé par l'Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec. Vous ne pouvez pas le produire vous-même ni le faire préparer par un notaire ou un ingénieur.

Délai habituel — Comptez 2 à 4 semaines selon la disponibilité de l'arpenteur et la complexité de l'immeuble (nombre de bâtiments, configuration du lot, présence de servitudes).

Coût approximatif — Entre 800 $ et 1 500 $ pour un plex de 2 à 6 logements sur un terrain standard. Les immeubles de plus grande taille, les terrains irréguliers ou les situations impliquant des servitudes complexes peuvent coûter davantage.

Quand en avez-vous besoin d'un nouveau — Si le certificat date de plus de 10 ans, ou si des travaux ont modifié le bâtiment depuis la dernière délivrance (ajout, transformation, agrandissement, construction d'une remise ou d'un garage). Le notaire peut accepter un certificat plus ancien s'il n'y a eu aucun changement au bâtiment ou au terrain, mais c'est à sa discrétion.

Comment vérifier la date — La date de délivrance figure clairement sur le document. Votre notaire peut aussi confirmer rapidement si le certificat existant est encore acceptable pour la transaction envisagée.

Astuce pratique — Commandez le certificat dès que vous envisagez sérieusement la vente, même avant d'avoir un acheteur. Un certificat manquant est l'une des principales causes de retard à la signature notariée et peut repousser la clôture de 3 à 4 semaines dans les cas urgents.

Organiser un dossier de vente numérique (data room)

Une data room numérique bien structurée accélère la vérification diligente et renforce votre crédibilité auprès des acheteurs sérieux.

Plutôt que d'envoyer des documents par courriel au fil des demandes, un dossier partagé structuré permet à l'acheteur qualifié d'accéder à l'ensemble des informations en une seule étape. C'est une pratique recommandée par les notaires et les courtiers spécialisés en multilogements.

Outil recommandé — Un dossier partagé via Google Drive, Dropbox ou OneDrive suffit pour la très grande majorité des transactions. Structurez-le par catégorie dès le départ.

Structure suggérée :

  • /01_FinancierÉtats financiers 3 ans, déclarations de revenus locatifs, factures d'énergie annuelles, relevé hypothécaire
  • /02_LocatairesBaux en vigueur pour chaque logement, registre des loyers, historique des hausses TAL, avis en cours le cas échéant
  • /03_BâtimentCertificat de localisation, carnet d'entretien, permis de construction, photos récentes de l'immeuble
  • /04_LégalTitre de propriété, déclaration du vendeur, polices d'assurance en vigueur, solde hypothécaire

Accès contrôlé — Partagez un lien sécurisé avec chaque acheteur qualifié uniquement, avec une date d'expiration ou une révocation possible en tout temps. Évitez de rendre le dossier public.

Avantages concrets — Un acheteur direct disposant d'un dossier numérique complet peut formuler une offre ferme en 24 à 48 heures, sans allers-retours de documents. Cela réduit également les délais de vérification diligente et évite les conditions d'inspection prolongées qui fragilisent la transaction.

Questions fréquentes

Documents pour vendre un immeuble : vos réponses

Les premiers documents demandés par tout acheteur sérieux sont les baux en vigueur pour chaque logement et les états financiers des 2 à 3 dernières années (revenus de loyers et dépenses d'exploitation). Ces deux catégories permettent de valider le revenu net d'exploitation (RNO) qui sert de base au calcul de la valeur de l'immeuble. Sans ces documents, il est impossible pour l'acheteur de formuler une offre réaliste.

Oui. Au Québec, le certificat de localisation est exigé par le notaire lors de la signature de l'acte de vente. S'il date de plus de 10 ans ou si des travaux ont été effectués depuis sa délivrance, le notaire exigera généralement un nouveau certificat. Le coût varie selon le type d'immeuble et la municipalité (environ 800 $ à 1 500 $ pour un plex). Cette exigence découle de la pratique notariale et des assurances-titres.

Les états financiers d'un immeuble à revenus regroupent les revenus d'exploitation (loyers perçus pour chaque logement) et les dépenses d'exploitation (taxes municipales et scolaires, assurance, entretien et réparations, frais de gestion, énergie des parties communes, frais divers). Ils couvrent généralement les 2 à 3 dernières années et servent à calculer le revenu net d'exploitation (RNO), base de la valeur de l'immeuble selon la méthode du revenu reconnue par Revenu Québec et les évaluateurs agréés.

La déclaration du vendeur n'est pas légalement obligatoire au Québec pour les immeubles à revenus de plus d'un logement. Elle est cependant fortement recommandée par les notaires et l'OACIQ car elle réduit les risques de litiges post-vente. Elle informe l'acheteur de l'état connu du bâtiment, des travaux effectués, des sinistres passés et des particularités du bâtiment. Son absence peut exposer le vendeur à des recours si un vice caché est découvert.

Oui, et de façon significative. Un dossier incomplet oblige l'acheteur à formuler une offre avec une prime de risque incorporée — souvent 5 % à 10 % en dessous de la valeur réelle — ou à inclure des conditions de vérification diligente plus longues. Un dossier complet et bien préparé permet à l'acheteur de valider rapidement la valeur de l'immeuble, d'obtenir son financement plus facilement et de formuler une offre ferme et compétitive.

La plupart des documents — baux, états financiers, comptes de taxes, polices d'assurance — sont disponibles immédiatement si vous les conservez à jour. Le document qui prend le plus de temps est le certificat de localisation (2 à 4 semaines si un nouveau est nécessaire). En pratique, un propriétaire organisé peut réunir un dossier complet en 1 à 2 semaines. Avec un acheteur direct comme ImmoMulti, un dossier minimum (baux + états financiers + taxes) suffit pour recevoir une offre en 24 à 48 h.

Pour les immeubles résidentiels de 4 logements et moins, des états financiers préparés par le propriétaire sont généralement acceptés lors d'une vente directe. Pour les immeubles de 5 logements et plus (commerciaux), les institutions financières exigent souvent des états préparés ou compilés par un comptable professionnel agréé (CPA). Même sans obligation légale, des états financiers bien structurés renforcent la crédibilité du dossier et accélèrent la vérification diligente.

Une étude environnementale de phase 1 évalue les risques de contamination du terrain (ex. résidus d'hydrocarbures, métaux lourds). Elle est exigée par certains prêteurs commerciaux pour les immeubles de 5 logements et plus situés sur des terrains à risque (ancienne station-service, usage industriel antérieur). Pour la grande majorité des plex résidentiels standard, elle n'est pas requise. Si votre immeuble a un historique d'usage commercial ou industriel, renseignez-vous auprès de votre notaire ou d'un spécialiste en environnement.

Le registre des loyers (ou « roll de loyers ») n'est pas un document légalement obligatoire au Québec, mais il est systématiquement exigé par les acheteurs sérieux et les institutions financières lors de la vérification diligente. Il résume logement par logement le loyer mensuel, la superficie, la date d'échéance du bail et le mode de chauffage. Un registre manquant ou incomplet oblige l'acheteur à reconstituer l'information lui-même — ce qui rallonge la diligence et peut faire baisser l'offre.

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