Marché immobilier

Ventes en baisse de 7 % en mai 2026 : pourquoi le plex résiste et ce que ça change pour votre immeuble Rive-Nord

Vente d'un immeuble à revenus au Québec — marché des plex Rive-Nord en mai 2026

Le marché immobilier du Grand Montréal a ralenti en mai 2026 : avec 4 623 transactions résidentielles conclues sur le territoire de la RMR de Montréal, les ventes ont reculé de près de 7 % par rapport à mai 2025, selon les données de l'APCIQ rapportées par La Presse et Radio-Canada. Mais derrière ce chiffre global se cache une nuance déterminante pour les propriétaires de multilogements : tous les segments ne souffrent pas également. Le plex est celui qui résiste le mieux — son volume recule deux fois moins que celui des copropriétés, et son prix médian grimpe à 875 000 $, soit +6,1 % sur un an. Pour un propriétaire de plex sur la Rive-Nord qui songe à vendre, ce marché à deux vitesses ouvre une fenêtre qu'il vaut la peine de comprendre.

−7 %Ventes RMR Montréal (mai 2026 vs mai 2025)
875 000 $Prix médian d'un plex en mai 2026
+6,1 %Hausse du prix médian du plex sur un an

Mai 2026 : les ventes immobilières reculent de près de 7 %

Les chiffres publiés par l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) confirment un ralentissement net du marché métropolitain. En mai 2026, 4 623 ventes résidentielles ont été conclues sur le territoire de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal, un recul de près de 7 % par rapport à mai 2025. C'est un essoufflement marqué après plusieurs trimestres d'activité plus soutenue.

Ce ralentissement n'est pas une surprise totale pour qui suit le marché : il s'inscrit dans un contexte économique qui s'est dégradé au cours du printemps. Mais réduire ce constat à « le marché baisse » serait une erreur d'analyse, surtout pour un propriétaire d'immeuble à revenus. Le détail par segment raconte une histoire bien plus utile.

Source : La Presse — « Les ventes immobilières ont reculé de près de 7 % en mai » (4 juin 2026) et Radio-Canada (juin 2026), d'après les données de l'APCIQ.

Tous les segments ne reculent pas de la même manière

Le recul global de près de 7 % masque des écarts importants d'un type de propriété à l'autre. C'est précisément ici que le plex se démarque. Voici la répartition des transactions de mai 2026 par segment, selon l'APCIQ :

SegmentVariation des ventes (sur un an)Prix médian (mai 2026)Variation du prix
Plex (2 à 5 logements)− 5 %875 000 $+ 6,1 %
Unifamiliale− 6 %645 000 $+ 3,2 %
Copropriété− 8 %430 000 $+ 0,6 %

La lecture est claire : le plex recule le moins en volume (−5 %, contre −8 % pour la copropriété) et c'est aussi lui qui affiche la plus forte appréciation de prix (+6,1 %, contre seulement +0,6 % pour la copropriété). Autrement dit, dans un marché qui se contracte, l'argent et la demande se concentrent sur le multilogement. Pour un propriétaire de plex sur la Rive-Nord, c'est un signal de force, pas de faiblesse.

Source : Données APCIQ pour mai 2026, citées par La Presse, 4 juin 2026.

Pourquoi le plex résiste mieux que les autres dans un marché en baisse

La résilience du plex n'est pas un hasard de statistique : elle découle de la nature même de ce type d'immeuble. Trois facteurs structurels expliquent pourquoi le multilogement tient le coup quand le reste du marché ralentit.

Une double base d'acheteurs

Contrairement à une copropriété, un plex intéresse à la fois l'acheteur-occupant (qui habite une unité et loue les autres pour réduire son coût d'habitation) et l'investisseur (qui cherche du rendement locatif). Cette double demande crée un coussin : quand un segment d'acheteurs se retire du marché, l'autre maintient la pression sur les prix. C'est un avantage que ni l'unifamiliale ni la copropriété ne possèdent au même degré.

La rareté locative soutient la valeur

Les revenus de loyer d'un plex sont adossés à une demande locative qui demeure tendue dans le Grand Montréal et particulièrement sur la Rive-Nord, où la croissance démographique reste forte. Tant que les logements se louent rapidement, la valeur économique d'un immeuble à revenus reste solide, même quand le volume de transactions ralentit ailleurs.

Un actif perçu comme refuge

Dans une période d'incertitude économique, un immeuble qui génère des revenus mensuels rassure davantage qu'un actif purement résidentiel. Le plex est vu comme un placement qui « travaille » — ce qui explique que les acheteurs encore actifs en mai 2026 se tournent en priorité vers le multilogement.

« Le plex est le segment qui recule le moins, et c'est aussi celui dont le prix médian progresse le plus. Quand le marché se resserre, la qualité et le rendement deviennent les critères qui comptent. »

— Lecture d'ImmoMulti des données APCIQ de mai 2026

Volume en baisse, prix du plex en hausse : comment expliquer ce paradoxe

À première vue, la coexistence d'une baisse des ventes et d'une hausse du prix médian du plex peut sembler contradictoire. Elle ne l'est pas. C'est la signature d'un marché qui se resserre par l'offre plutôt que par la demande.

Quand le nombre de transactions diminue parce que moins d'immeubles sont mis en vente — et non parce que les acheteurs disparaissent — la concurrence entre les rares vendeurs s'efface, tandis que les acheteurs solvables se disputent un inventaire limité. Résultat : le prix médian du plex monte de 6,1 % pendant que le volume recule de 5 %. C'est un environnement structurellement favorable au vendeur de multilogement.

Ce que ce paradoxe signifie pour un vendeur

Moins de plex à vendre = moins de concurrence pour le vôtre. Un prix médian en hausse de 6,1 % = des acheteurs prêts à payer pour un bon immeuble à revenus sur la Rive-Nord. La combinaison rareté de l'offre + appréciation des prix est précisément la fenêtre que recherchent les propriétaires qui envisagent de céder leur plex dans de bonnes conditions.

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Le marché de l'emploi : ce qui se cache derrière le ralentissement

Si le volume de transactions recule, c'est en grande partie à cause d'un facteur extérieur au marché immobilier lui-même. Selon l'APCIQ, le ralentissement s'explique notamment par la détérioration du marché du travail et par un changement démographique.

Le chiffre est parlant : le taux de chômage du Grand Montréal est passé de 6,3 % en janvier à 7,7 % en avril 2026, son plus haut niveau depuis l'été 2016. Un marché de l'emploi qui se fragilise rend les acheteurs plus prudents et réduit le nombre de ménages prêts à s'engager dans une transaction importante. C'est ce qui comprime le volume de ventes — sans pour autant faire chuter la valeur des actifs les plus recherchés comme le plex.

Pour un propriétaire de multilogement, cette donnée est à double tranchant. À court terme, elle soutient l'argument de la résilience du plex. Mais elle invite aussi à la lucidité : si la dégradation de l'emploi se prolonge, le bassin d'acheteurs solvables pourrait finir par se réduire. Vendre pendant que le segment résiste, plutôt que d'attendre, devient alors une décision stratégique.

Source : Contexte APCIQ rapporté par Radio-Canada (juin 2026). Données sur le marché de l'emploi du Grand Montréal.

La fenêtre favorable pour vendre votre plex sur la Rive-Nord

Que retenir de tout cela si vous possédez un plex ou un multilogement sur la Rive-Nord — à Laval, Terrebonne, Mascouche, Blainville, Saint-Jérôme, Boisbriand ou ailleurs dans la couronne nord? Le marché de mai 2026 réunit plusieurs conditions qui jouent en faveur du vendeur de plex.

Trois raisons pour lesquelles le moment est intéressant

  • Le prix du plex monte : +6,1 % sur un an, la plus forte hausse de tous les segments. Votre immeuble se valorise pendant que le reste du marché stagne.
  • La concurrence entre vendeurs est faible : avec un volume de transactions en baisse, votre plex se démarque davantage auprès des acheteurs encore actifs.
  • La demande se concentre sur le multilogement : les acheteurs qui restent privilégient les immeubles à revenus, un actif perçu comme plus sûr en période d'incertitude.

Le risque d'attendre

L'autre côté de la médaille, c'est le facteur emploi. Si le taux de chômage du Grand Montréal poursuit sa hausse, la prudence des acheteurs pourrait finir par se faire sentir, même sur le segment du plex. La fenêtre actuelle — prix en hausse, demande qui se concentre sur le multilogement — n'est pas garantie de durer indéfiniment. Pour bien situer votre immeuble dans le contexte régional, notre analyse de fond du marché immobilier multilogement de la Rive-Nord détaille les prix par porte, les TGA et les tendances ville par ville — un complément utile à cette lecture d'actualité.

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Vendre vite, sans subir le ralentissement du marché

Dans un marché où le volume baisse, les délais de vente sur le circuit traditionnel ont tendance à s'allonger : plus de visites, plus de conditions de financement incertaines, plus d'attente. La vente directe d'un immeuble à un acheteur spécialisé permet de contourner ce risque et de transformer la valorisation actuelle du plex en transaction concrète, rapidement. Et pour estimer ce que vaut votre multilogement dans ce contexte, notre guide du calcul de rendement multilogement explique comment lire le MRB et le TGA — les deux indicateurs qui déterminent réellement la valeur de votre plex, bien au-delà du prix médian régional.

Questions fréquentes

Oui. Selon les données de l'APCIQ rapportées par La Presse et Radio-Canada, 4 623 ventes résidentielles ont été conclues sur le territoire de la RMR de Montréal en mai 2026, soit un recul de près de 7 % par rapport à mai 2025. Ce ralentissement touche tous les segments, mais à des degrés très différents : les copropriétés ont reculé de 8 %, les unifamiliales de 6 % et les plex de seulement 5 %. Le plex est donc le segment qui résiste le mieux à la baisse d'activité.

Le plex combine usage résidentiel et revenus de loyer, ce qui lui donne une double demande : acheteurs-occupants et investisseurs. Dans un marché en baisse, cette double base d'acheteurs amortit le recul. En mai 2026, les transactions de plex n'ont reculé que de 5 % (contre 8 % pour les copropriétés) et leur prix médian a grimpé à 875 000 $, soit une hausse de 6,1 % sur un an — la plus forte appréciation de tous les segments. La rareté locative et la demande de logements soutiennent cette résilience, particulièrement pour les multilogements de la Rive-Nord.

Le prix médian d'un plex sur le territoire de la RMR de Montréal s'établit à 875 000 $ en mai 2026, en hausse de 6,1 % sur un an, selon l'APCIQ. À titre de comparaison, le prix médian d'une unifamiliale atteint 645 000 $ (+3,2 %) et celui d'une copropriété 430 000 $ (+0,6 %). Le plex affiche donc à la fois le prix médian le plus élevé et la plus forte progression de prix parmi les trois segments, ce qui en fait l'actif le plus recherché malgré le ralentissement général des transactions.

C'est la signature d'un marché qui se resserre par l'offre plutôt que par la demande. Selon l'APCIQ, le ralentissement des transactions s'explique surtout par la détérioration du marché du travail : le taux de chômage du Grand Montréal est passé de 6,3 % en janvier à 7,7 % en avril 2026, son plus haut niveau depuis l'été 2016, auquel s'ajoute un changement démographique. Moins d'acheteurs concluent, mais ceux qui achètent visent des actifs de qualité comme le plex, dont la rareté soutient le prix. Baisse du volume et hausse du prix médian peuvent donc coexister.

Les conditions de mai 2026 sont favorables au vendeur de plex. Le prix médian du plex monte de 6,1 % sur un an pendant que le volume de transactions baisse : cela signifie moins de concurrence entre vendeurs et une demande qui se concentre sur les multilogements de qualité. Pour un propriétaire de plex sur la Rive-Nord, c'est une fenêtre intéressante pour valoriser son immeuble avant que le ralentissement du marché du travail ne pèse davantage sur la demande. La décision dépend toutefois de votre situation : revenus de l'immeuble, baux en place, travaux à venir et objectifs personnels.

Rien ne le laisse présager à court terme pour le plex. Tant que la rareté locative persiste et que la demande d'acheteurs-occupants et d'investisseurs se maintient, le prix médian du plex reste soutenu — il a même progressé de 6,1 % en mai 2026 malgré la baisse du volume. Le risque viendrait surtout d'une dégradation prolongée du marché de l'emploi qui réduirait le bassin d'acheteurs solvables. C'est précisément pour cette raison que vendre pendant que le segment résiste, plutôt que d'attendre une éventuelle détérioration, peut être une stratégie prudente pour un propriétaire de multilogement.

Quand le volume de transactions baisse, les délais de vente sur le marché traditionnel ont tendance à s'allonger. Une vente directe à un acheteur spécialisé contourne ce risque : ImmoMulti achète des multilogements sur toute la Rive-Nord sans courtier, sans commission et avec une offre en 48 heures, à partir des revenus et dépenses réels de votre immeuble. Vous évitez les visites, les conditions de financement incertaines des acheteurs et l'attente liée à un marché plus lent, tout en profitant de la valorisation actuelle du plex.

Les données de l'APCIQ portent sur l'ensemble de la RMR de Montréal, qui inclut la Rive-Nord (Laval, Terrebonne, Mascouche, Blainville, Saint-Jérôme, etc.). Le recul global d'activité de près de 7 % s'observe à l'échelle de la région, mais la résilience du plex s'y applique aussi : la Rive-Nord profite d'une croissance démographique soutenue et d'une rareté locative marquée qui soutiennent la demande pour les multilogements. Les propriétaires de plex de la Rive-Nord sont donc bien positionnés dans ce marché à deux vitesses.

La valeur d'un plex repose sur ses revenus nets, son état et son emplacement, plus que sur le prix médian régional. Pour obtenir une estimation rapide à partir de vos chiffres réels, utilisez le calculateur d'offre ImmoMulti, qui part des revenus et dépenses de votre immeuble plutôt que d'une moyenne. Le prix médian de 875 000 $ et la hausse de 6,1 % donnent un contexte de marché favorable, mais c'est l'analyse de votre immeuble précis — multiplicateur du revenu brut, taux global d'actualisation, travaux à prévoir — qui détermine le prix juste.

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