Fiscalité et dépenses

Règle anti-flip : revendre un plex avant 12 mois fait imposer votre profit à 100 % comme revenu d'entreprise

Impôt sur la revente d'un plex détenu moins de 12 mois au Québec — règle de revente précipitée

ImmoMulti — acheteur direct de plex et multilogements sur la Rive-Nord — voit régulièrement des propriétaires surpris par une règle fiscale méconnue : la règle de revente précipitée, ou « anti-flip ». Depuis le 1er janvier 2023, un bien résidentiel détenu moins de 365 jours consécutifs puis revendu voit son profit réputé être un revenu d'entreprise, donc imposable à 100 % — et non un gain en capital imposé à 50 %. Pas de gain en capital, pas d'exemption de résidence principale. Pour un propriétaire de duplex ou de triplex qui revend vite, l'écart d'impôt peut être brutal. Voici exactement comment fonctionne la règle, ce qu'elle change pour un vendeur de plex, et les exceptions à connaître avant de signer chez le notaire.

365 jSeuil de détention : moins = revente précipitée
100 %Du profit imposé comme revenu d'entreprise
2023En vigueur depuis le 1er janvier

Qu'est-ce que la règle de revente précipitée des biens résidentiels?

C'est une règle de présomption fédérale, en vigueur depuis le 1er janvier 2023 et harmonisée par Revenu Québec : le profit réalisé à la revente d'un bien résidentiel détenu moins de 365 jours consécutifs est réputé être un revenu d'entreprise, entièrement imposable. Le bien est traité comme un bien en inventaire, pas comme une immobilisation.

La règle vise ce que l'Agence du revenu du Canada appelle un « bien à revente précipitée » : une unité d'habitation située au Canada qui a appartenu au contribuable pendant moins de 365 jours consécutifs avant sa disposition. Le droit d'achat d'une telle propriété (par exemple un contrat de préconstruction cédé) est lui aussi visé.

Concrètement, quand cette présomption s'applique, le profit n'est plus traité comme un gain en capital mais comme un revenu d'entreprise. Revenu Québec précise que le bien, une fois requalifié, est considéré comme un bien en inventaire : le propriétaire perd les avantages associés aux immobilisations, mais accède à ceux du revenu d'entreprise (notamment certaines déductions de dépenses).

L'objectif de la mesure, selon le gouvernement fédéral, est de décourager les opérations d'achat-revente rapides — les « flips » — jugées contributrices à la pression sur les prix immobiliers.

Sources : Revenu Québec — « Revente précipitée de votre propriété (maison ou immeuble d'habitation) » ; Ministère des Finances Canada — Notes explicatives (alinéa 12(13)).

Pourquoi « 100 % imposable » change-t-il tout pour un vendeur?

Un gain en capital n'est imposable qu'à 50 % de sa valeur ; un revenu d'entreprise l'est à 100 %. Sur un même profit, la facture fiscale peut grossièrement doubler. En prime, l'exemption pour résidence principale ne s'applique jamais à un bien visé par la règle de revente précipitée.

Comparaison de l'impact fiscal entre revenu d'entreprise et gain en capital lors de la vente d'un plex au Québec

Voici le cœur du problème. Comme le résume La Presse à propos de la mesure : « le revenu net d'entreprise est imposable à 100 %, alors que le gain en capital est imposable à 50 % seulement ». La différence est loin d'être théorique.

Prenons un exemple illustratif. Supposons un profit net de 100 000 $ à la revente d'un plex :

Traitement fiscalPortion imposableExemption résidence principale
Gain en capital (détention ≥ 365 j, sans requalification)50 000 $ (50 %)Possible si le bien s'y qualifie
Revenu d'entreprise (revente précipitée < 365 j)100 000 $ (100 %)Jamais applicable

Sur ce profit de 100 000 $, on passe d'un montant imposable de 50 000 $ à un montant imposable de 100 000 $ — soit le double. L'impôt réel dépend de votre taux marginal combiné fédéral-Québec, mais l'écart de base est sans appel.

Attention : la résidence principale ne sauve rien

Beaucoup de propriétaires croient pouvoir « habiter une unité » de leur plex pour effacer l'impôt. La règle de revente précipitée prive purement et simplement le bien visé de l'exemption pour résidence principale. Habiter un logement de votre duplex ne vous protège pas si la détention est inférieure à 365 jours et qu'aucune exception ne s'applique.

Source : La Presse — « Des opérations d'achat-revente moins payantes » (9 janvier 2023).

Qu'est-ce que ça change pour votre plex sur la Rive-Nord?

La règle vise une « unité d'habitation », ce qui inclut les duplex, triplex et quadruplex. Si vous détenez votre plex sur la Rive-Nord depuis moins de 365 jours consécutifs et le revendez, le profit risque d'être imposé à 100 % comme revenu d'entreprise — sauf si l'un des événements de la vie prévus par la loi justifie la vente.

Un point essentiel : la règle ne se limite pas aux maisons unifamiliales. Elle vise une unité d'habitation, ce qui englobe les immeubles résidentiels à logements multiples — vos duplex, triplex et quadruplex. Pour un propriétaire de plex sur la Rive-Nord (Terrebonne, Mascouche, Blainville, Boisbriand, Saint-Jérôme, Saint-Eustache, Deux-Montagnes) qui a acheté récemment et envisage de revendre rapidement, c'est un facteur fiscal majeur.

Les scénarios à risque sont fréquents : un investisseur qui achète un multilogement, le rénove et tente de le revendre dans les mois qui suivent (un « flip ») ; un acheteur qui se rend compte après quelques mois que la rentabilité n'est pas au rendez-vous et veut sortir vite ; ou encore une cession de droit d'achat sur un projet neuf. Dans tous ces cas, si la détention est inférieure à 365 jours, la présomption de revenu d'entreprise plane.

C'est aussi une raison de plus de planifier le moment de la vente. Patienter quelques semaines de plus pour franchir le seuil de 365 jours consécutifs peut, dans certaines situations, faire basculer le traitement de revenu d'entreprise (100 %) vers gain en capital (50 %) — un calcul qui mérite l'avis d'un fiscaliste.

« Quand la revente d'un immeuble survient à l'intérieur d'un an après son achat, il y a présomption de considérer le revenu net réalisé à la revente comme un revenu d'entreprise. »

— Synthèse de la mesure rapportée par La Presse, 9 janvier 2023

Quelles sont les exceptions à la règle anti-flip?

La loi prévoit une liste d'« événements de la vie ». Si la disposition découle raisonnablement de l'un d'eux, le bien n'est pas un bien à revente précipitée et le profit peut redevenir un gain en capital.

Calendrier de détention de 365 jours et signature chez le notaire pour la vente d'un plex au Québec

Selon les notes explicatives du ministère des Finances et l'information de l'ARC, un bien n'est pas un bien à revente précipitée si la disposition peut raisonnablement être considérée comme survenant en raison ou en prévision de l'un des événements suivants :

  • Décès du contribuable ou d'une personne liée;
  • Ajout au ménage : une personne liée devient membre du ménage du contribuable, ou le contribuable joint le ménage d'une personne liée (naissance, adoption, parent âgé, etc.);
  • Rupture du mariage ou de l'union de fait, avec une séparation d'au moins 90 jours avant la disposition;
  • Menace à la sécurité personnelle du contribuable ou d'une personne liée;
  • Maladie grave ou incapacité du contribuable ou d'une personne liée;
  • Réinstallation admissible pour le travail ou les études : le nouveau domicile se rapproche d'au moins 40 km du nouveau lieu de travail ou d'études;
  • Perte d'emploi involontaire du contribuable ou de son conjoint;
  • Insolvabilité du contribuable;
  • Disposition involontaire (par exemple destruction de l'immeuble ou expropriation).

À retenir sur les exceptions

  • Une exception ne « efface » pas l'impôt : elle replace simplement le profit dans le régime du gain en capital (et redonne accès, le cas échéant, à l'exemption de résidence principale).
  • Chaque exception a ses propres conditions (les 90 jours de séparation, les 40 km de réinstallation, etc.). Documentez soigneusement la situation.
  • En cas de doute, faites valider votre dossier par un fiscaliste ou un comptable avant la vente.

Sources : Ministère des Finances Canada — Notes explicatives sur les exclusions (alinéa 12(13)) ; Revenu Québec — Revente précipitée.

Et si je revends mon plex à perte avant 12 mois?

Mauvaise surprise : dans le contexte d'une revente précipitée, Revenu Québec indique que toute perte résultant de la disposition est refusée et réputée nulle. La règle joue contre vous à la hausse, sans contrepartie à la baisse.

On pourrait croire que, si la règle traite le bien comme un bien d'entreprise, une perte deviendrait pleinement déductible. Ce n'est pas le cas. Revenu Québec précise qu'en situation de revente précipitée, toute perte est refusée et réputée nulle. Vous ne pouvez donc pas l'appliquer contre vos autres revenus.

Autrement dit, la règle est asymétrique : un profit est pleinement imposé, mais une perte ne procure aucun allègement. Pour un propriétaire de plex qui doit vendre vite à perte (mauvaise rentabilité, financement intenable), c'est un facteur à intégrer à la décision.

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Au-delà de 365 jours, suis-je à l'abri?

Choisir le bon moment pour vendre son plex au Québec afin de franchir le seuil de 365 jours de détention

Pas automatiquement. La règle de revente précipitée est une présomption qui s'ajoute aux règles existantes. Même après 365 jours de détention, l'ARC peut requalifier un profit en revenu d'entreprise si l'opération s'apparente à du commerce immobilier (intention de revente, rénovation-revente répétée, fréquence des transactions).

Le seuil de 365 jours élimine le doute en deçà : sous ce délai, sauf exception, le profit est présumé être un revenu d'entreprise. Mais il ne crée aucune garantie au-delà. Les règles fiscales antérieures continuent de s'appliquer : un contribuable qui achète dans le but évident de revendre rapidement, ou qui enchaîne les flips, peut voir son profit qualifié de revenu d'entreprise même après plus d'un an de détention.

Pour un véritable investisseur de multilogement qui détient son plex à long terme et le loue de bonne foi, le traitement en gain en capital reste la norme. Pour les opérations à court terme, le terrain est nettement plus glissant.

Avant de vendre votre plex, posez-vous ces questions

  • Depuis combien de jours consécutifs exactement détenez-vous l'immeuble?
  • Un événement de la vie prévu par la loi justifie-t-il la vente (décès, séparation 90 j, perte d'emploi, réinstallation 40 km, etc.)?
  • Quelle était votre intention à l'achat — habiter/louer ou revendre rapidement?
  • Avez-vous chiffré l'écart d'impôt entre les deux traitements avec un fiscaliste?

Chez ImmoMulti, nous achetons des plex et multilogements directement sur la Rive-Nord, sans courtier ni commission. Si vous évaluez une sortie rapide, mieux vaut connaître votre exposition fiscale avant de signer. Cet article est informatif : pour chiffrer précisément votre cas, consultez un fiscaliste, un comptable ou un notaire.

Questions fréquentes

Depuis le 1er janvier 2023, une règle fédérale de présomption — harmonisée par Revenu Québec — prévoit que le profit réalisé à la revente d'un bien immobilier résidentiel détenu moins de 365 jours consécutifs est réputé être un revenu d'entreprise, entièrement imposable. Le bien est traité comme un bien en inventaire et non comme une immobilisation, à moins qu'un événement de la vie prévu par la loi ne justifie la disposition.

Un gain en capital n'est imposable qu'à 50 % (taux d'inclusion de base). Un revenu d'entreprise, lui, est imposable à 100 %. Sur un même profit, la facture fiscale peut donc grossièrement doubler lorsque la règle de revente précipitée s'applique. De plus, l'exemption pour résidence principale ne peut pas être réclamée sur un bien visé par cette règle.

Oui. La règle vise une « unité d'habitation » située au Canada, ce qui inclut les immeubles résidentiels à logements multiples comme les duplex, triplex et quadruplex. Le droit d'achat d'une telle propriété est aussi visé. Si vous détenez votre plex sur la Rive-Nord depuis moins de 365 jours consécutifs et le revendez, le profit risque d'être imposé à 100 % comme revenu d'entreprise, sauf exception prévue par la loi.

La loi prévoit des exceptions liées à des événements de la vie : décès du contribuable ou d'une personne liée; ajout d'une personne liée au ménage (ou le contribuable qui joint un ménage); rupture du mariage ou de l'union de fait avec séparation d'au moins 90 jours; menace à la sécurité personnelle; maladie grave ou incapacité; réinstallation admissible pour le travail ou les études (nouveau domicile au moins 40 km plus près); perte d'emploi involontaire; insolvabilité; et disposition involontaire (ex. destruction ou expropriation). Si une exception s'applique, le profit peut redevenir un gain en capital.

Non. Selon Revenu Québec, dans le contexte d'une revente précipitée, toute perte résultant de la disposition est refusée et réputée nulle. Vous ne pouvez donc pas l'utiliser pour réduire votre revenu. C'est un point souvent ignoré : la règle joue contre vous à la hausse (profit pleinement imposé) sans contrepartie à la baisse.

Il s'agit de 365 jours consécutifs (jours civils), calculés à partir de la date à laquelle vous êtes devenu propriétaire jusqu'à la date de disposition. Atteindre ou dépasser 365 jours consécutifs de détention fait sortir le bien du champ de la présomption — mais cela ne garantit pas automatiquement le traitement en gain en capital, car l'ARC et Revenu Québec peuvent toujours requalifier un profit en revenu d'entreprise selon les circonstances (intention, fréquence des opérations, etc.).

Pas automatiquement. La règle de revente précipitée est une présomption qui s'ajoute aux règles existantes. Même au-delà de 365 jours, l'Agence du revenu du Canada peut considérer qu'un profit constitue un revenu d'entreprise si l'opération s'apparente à du commerce immobilier (achat dans le but de revendre rapidement, rénovation-revente répétée, etc.). Le délai de 365 jours élimine le doute en deçà, mais ne crée pas de garantie au-delà.

Pour une vente détenue plus de 12 mois (traitement en gain en capital), vous pouvez utiliser le calculateur de gain en capital d'ImmoMulti pour estimer la portion imposable, la récupération d'amortissement et l'impôt approximatif. Pour une revente précipitée visée par la règle anti-flip, le profit est plutôt imposé à 100 % comme revenu d'entreprise : consultez un fiscaliste ou un comptable pour chiffrer précisément votre situation.

Le gouvernement fédéral considère que les reventes précipitées (« flips ») contribuent à la pression sur les prix immobiliers. La règle vise à décourager les opérations d'achat-revente rapides en s'assurant que les profits réalisés à court terme soient pleinement imposés, plutôt que de bénéficier du taux d'inclusion réduit du gain en capital ou de l'exemption de résidence principale. La mesure s'applique aux dispositions effectuées à compter du 1er janvier 2023.

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Avant de signer, connaissez votre exposition fiscale. ImmoMulti achète des plex et multilogements directement sur la Rive-Nord — sans courtier, sans commission, offre en 48 h. On vous aide à y voir clair.

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