Fiscalité et dépenses

Assurance de votre plex sur la Rive-Nord en 2026 : pourquoi vos primes explosent et comment réagir

Quadruplex à revenus sur la Rive-Nord du Québec — hausse des primes d'assurance 2026

Pour les propriétaires de plex et de multilogements sur la Rive-Nord, l'assurance est longtemps restée une ligne discrète du budget. Ce n'est plus le cas. Sur les cinq dernières années, les primes d'assurance habitation ont augmenté en moyenne de 9 % par an au Québec, avec des pointes à deux chiffres — et les assureurs ne se contentent plus de hausser les tarifs : ils réduisent leur couverture, excluent des risques et relèvent les franchises. Pour un propriétaire de duplex, triplex ou quadruplex dont les loyers sont encadrés par le TAL, cette dépense qui s'emballe ronge directement la rentabilité. Voici ce que ça change concrètement pour votre immeuble à revenus sur la Rive-Nord — et le lien souvent ignoré entre vos primes et la hausse de loyer que vous pouvez justifier.

+9 %/anHausse moyenne des primes (5 dernières années)
x2 en 8 ansRythme de doublement des primes
9,4 G$Coûts assurés des catastrophes au Canada en 2024

+9 % par an : l'ampleur de la hausse des primes d'assurance

Le constat est clair et documenté. Selon La Presse, qui consacrait le 16 juin 2026 un dossier complet à l'assurance habitation, les primes ont augmenté en moyenne de 9 % par an au cours des cinq dernières années, avec certaines années à hausse à deux chiffres. À ce rythme, le calcul est implacable : une prime double en 8 ans et quadruple en 15 ans.

Pour donner un ordre de grandeur, la prime moyenne d'assurance habitation au Québec atteignait 1 103 $ en 2024. Ce chiffre vise une résidence personnelle — mais un immeuble à revenus s'assure différemment, comme bâtiment locatif, avec une prime généralement plus élevée et soumise à la même pente ascendante. Pour le propriétaire d'un plex sur la Rive-Nord, la facture d'assurance d'immeuble se chiffre couramment en milliers de dollars par année, et elle grimpe à chaque renouvellement.

Source : La Presse — « Tout savoir sur l'assurance habitation » (16 juin 2026)

Climat, sinistres et réduction de la couverture : la double peine

Pourquoi une telle accélération? La réponse tient en grande partie au climat. Avec les changements climatiques, les événements météorologiques extrêmes se multiplient : feux de forêt, épisodes de grêle, inondations et pluies torrentielles. Selon Radio-Canada et Le Devoir, les coûts assurés des catastrophes au Canada ont atteint 9,4 milliards de dollars en 2024 — un sommet qui pèse directement sur la tarification de l'ensemble du marché.

Face à cette pression, les assureurs ne se limitent pas à augmenter les primes. Ils réduisent activement leur exposition : exclusion croissante de certains risques, hausse des franchises, et retrait pur et simple de certaines zones jugées trop à risque. Pour le propriétaire d'un multilogement, cela signifie payer plus cher pour, parfois, une protection plus mince qu'auparavant.

Attention : moins de couverture pour plus cher

La hausse de prime n'est que la moitié du problème. Les assureurs excluent de plus en plus certains risques (refoulement d'égout, dégâts d'eau répétés, inondation en zone sensible), augmentent les franchises et se retirent des secteurs à risque. Avant de renouveler la police de votre plex sur la Rive-Nord, lisez attentivement les exclusions : une prime stable peut cacher une couverture amputée.

Sources : Radio-Canada — assurances habitation, tarifs et couverture (2026) et Le Devoir — « Les assureurs en habitation augmentent leurs tarifs et réduisent leur couverture » (2026)

Projection : ce que vos primes coûteront en 2034 et en 2041

La tendance de 9 % par an n'est pas une abstraction : elle a un effet composé redoutable sur le budget d'un immeuble à revenus. Voici la projection d'une prime d'assurance de bâtiment locatif au rythme moyen observé, pour un quadruplex typique de la Rive-Nord.

AnnéePrime annuelle estimée (base 3 000 $)Repère du marché
2026 (aujourd'hui)3 000 $Point de départ
2034 (≈ 8 ans)≈ 6 000 $Prime doublée
2041 (≈ 15 ans)≈ 12 000 $Prime quadruplée

La projection est volontairement illustrative — votre prime réelle dépend de l'âge du bâtiment, de sa localisation, de l'historique de sinistres et des protections en place. Mais la mécanique est universelle : au rythme de 9 % par an, la prime double en 8 ans et quadruple en 15 ans. Pour un propriétaire de plex ou de multilogement qui conserve son immeuble une décennie ou plus, l'assurance passe du statut de dépense secondaire à celui de poste budgétaire majeur, au même titre que les taxes municipales.

« À raison de 9 % par année, les primes doublent en 8 ans et quadruplent en 15 ans. »

— La Presse, « Tout savoir sur l'assurance habitation », 16 juin 2026

L'impact direct sur la rentabilité de votre plex Rive-Nord

Sur la Rive-Nord de Montréal — Terrebonne, Mascouche, Blainville, Boisbriand, Saint-Jérôme, Saint-Eustache, Deux-Montagnes — la hausse des primes d'assurance ne survient pas seule. Elle s'ajoute aux réévaluations foncières marquées des dernières années, qui ont fait bondir les taxes municipales, et à la hausse générale des coûts d'entretien et de rénovation. Trois postes de dépenses qui montent en même temps, pendant que les revenus de loyer restent encadrés.

L'assurance occupe une place souvent sous-estimée dans le revenu net d'exploitation d'un multilogement. Voici comment elle se situe parmi les principales dépenses d'un plex typique sur la Rive-Nord :

Poste de dépenseTendance 2026Contrôle du propriétaire
Assurance du bâtiment+ 9 %/an en moyenneFaible — magasinage et franchise seulement
Taxes municipalesEn hausse (réévaluations 2024-2026)Très faible
Entretien et rénovationEn forte hausseMoyen — planification possible
Intérêts hypothécairesVariable selon le renouvellementMoyen — refinancement

Le problème est structurel : sur ces postes, le propriétaire de plex a peu de marge de manœuvre, alors que ses revenus de loyer sont, eux, plafonnés par la méthode du TAL. Quand la prime d'assurance double en huit ans sans hausse correspondante des loyers, le revenu net d'exploitation se comprime — et avec lui la valeur de revente de l'immeuble, calculée à partir de ce revenu net.

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L'assurance, une dépense justificative pour votre hausse de loyer au TAL

Voici l'angle que trop de propriétaires de multilogements ignorent : la hausse de vos primes d'assurance n'est pas qu'une mauvaise nouvelle. Au Tribunal administratif du logement (TAL), l'assurance du locateur est une dépense justificative qui peut soutenir une augmentation de loyer supérieure au taux de base.

Pour 2026, le TAL recommande un taux de base de 3,1 %, auquel s'ajoutent des montants pour compenser la hausse des taxes municipales et des assurances du locateur, ainsi que le coût des travaux majeurs. Autrement dit : si votre prime d'assurance d'immeuble a réellement augmenté, cette hausse documentée peut justifier une augmentation de loyer au-delà du taux de référence — à condition de conserver vos avis de renouvellement et de l'inscrire dans votre calcul.

Nous ne réexpliquons pas ici la mécanique complète de la formule du TAL — elle est détaillée dans notre guide de la nouvelle méthode de calcul du loyer au TAL pour 2026. Retenez seulement le principe : une prime d'assurance qui grimpe est une donnée que vous pouvez et devez faire valoir pour ajuster vos loyers à la réalité de vos coûts.

Documentez votre assurance pour le TAL

  • Conservez chaque avis de renouvellement annuel de votre police de bâtiment locatif
  • Notez le montant de la prime de l'année précédente et de l'année courante
  • La hausse réelle (en dollars) s'ajoute au taux de base de 3,1 % dans le calcul du TAL
  • Combinez-la aux hausses de taxes et au coût des travaux majeurs pour justifier l'augmentation totale

Source : Le Devoir — « Les loyers devraient augmenter de moins de 3,1 % en 2026, selon le TAL »

Comment réagir face à la hausse des primes sur votre multilogement

Vous ne contrôlez pas la tendance de fond du marché de l'assurance, mais vous gardez des leviers concrets pour protéger la rentabilité de votre plex sur la Rive-Nord.

Optimiser votre police d'assurance d'immeuble

  • Magasinez via un courtier en assurance de dommages : faire comparer plusieurs assureurs au renouvellement peut révéler des écarts importants d'une compagnie à l'autre.
  • Ajustez votre franchise : une franchise plus élevée réduit la prime annuelle. Pesez ce gain contre votre exposition réelle en cas de sinistre.
  • Mettez à niveau les systèmes à risque : toiture, plomberie, électricité et chauffage à jour peuvent réduire la prime et limiter les exclusions sur votre multilogement.
  • Exigez une preuve d'assurance de vos locataires pour leurs biens personnels, distincte de votre assurance de bâtiment.

Réévaluer la rentabilité globale de votre immeuble à revenus

Lorsque l'assurance, les taxes et l'entretien grimpent ensemble, il devient essentiel de recalculer où se situe votre immeuble. Notre guide du calcul de rendement d'un multilogement explique comment le revenu net d'exploitation, le MRB et le TGA traduisent ces dépenses en valeur réelle. Et si vos chiffres confirment que la rentabilité se dégrade malgré vos ajustements, il vaut la peine de relire notre analyse sur les plex non rentables au Québec en 2026 : plus d'un sur quatre opère déjà à perte.

Envisager la vente avant que la pression ne s'aggrave

Pour certains propriétaires de multilogements sur la Rive-Nord, l'accumulation des hausses — assurance, taxes, travaux — fait basculer un immeuble autrefois rentable dans le rouge. Dans ce cas, vendre avant que le revenu net (et donc la valeur) ne se dégrade davantage est une stratégie légitime. Si vous possédez un immeuble dans un secteur comme Terrebonne ou ailleurs sur la Rive-Nord, une vente directe vous permet de récupérer votre capital sans attendre le prochain choc de prime.

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Questions fréquentes

Selon La Presse (16 juin 2026), les primes d'assurance habitation ont augmenté en moyenne de 9 % par an au cours des cinq dernières années au Québec, avec des pointes à deux chiffres. À ce rythme, les primes doublent en 8 ans et quadruplent en 15 ans. La prime moyenne d'assurance habitation au Québec atteignait 1 103 $ en 2024. Pour un immeuble à revenus, qui s'assure comme bâtiment locatif et non comme résidence personnelle, la facture est généralement plus élevée encore et suit la même tendance haussière.

Avec les changements climatiques, les événements météorologiques extrêmes — feux de forêt, grêle, inondations — se multiplient. Selon Radio-Canada et Le Devoir (2026), les coûts assurés des catastrophes au Canada ont atteint 9,4 milliards de dollars en 2024. Pour limiter leur exposition, les assureurs augmentent les primes, mais aussi excluent de plus en plus certains risques, relèvent les franchises et se retirent des zones jugées à risque. Le propriétaire de plex paie donc plus cher pour une protection parfois plus mince.

Oui. Pour 2026, le Tribunal administratif du logement (TAL) recommande un taux de base de 3,1 %, auquel s'ajoutent des montants pour compenser la hausse des taxes municipales et des assurances du locateur, ainsi que le coût des travaux majeurs. L'assurance est donc une dépense justificative : une augmentation réelle et documentée de votre prime peut soutenir une hausse de loyer supérieure au taux de base. Il faut conserver vos avis de renouvellement pour appuyer votre calcul.

À un rythme moyen de 9 % par an, une prime double en environ 8 ans et quadruple en 15 ans, selon les données rapportées par La Presse le 16 juin 2026. Concrètement, une prime de 3 000 $ aujourd'hui sur un quadruplex pourrait atteindre près de 6 000 $ d'ici 2034 et environ 12 000 $ d'ici 2041 si la tendance se maintient. C'est une dépense qui érode progressivement la rentabilité d'un plex ou d'un multilogement sur la Rive-Nord.

L'assurance habitation couvre une résidence occupée par son propriétaire. Un immeuble à revenus (plex, duplex, triplex, quadruplex) s'assure plutôt comme bâtiment locatif : la police protège la structure, la responsabilité civile du locateur et, souvent, la perte de revenus locatifs en cas de sinistre. Les primes y sont généralement plus élevées et suivent la même tendance haussière de 9 % par an. C'est un poste de dépense distinct de l'assurance des biens personnels de vos locataires, que ceux-ci doivent souscrire eux-mêmes.

Quelques leviers existent : augmenter votre franchise pour réduire la prime annuelle, regrouper vos polices chez un même assureur, mettre à jour les systèmes à risque (toiture, plomberie, électricité, chauffage) et exiger une preuve d'assurance des biens de vos locataires. Magasiner via un courtier en assurance de dommages permet aussi de comparer plusieurs assureurs. Attention toutefois : une franchise plus élevée vous expose davantage en cas de sinistre, et certains risques sont désormais carrément exclus des polices.

La Rive-Nord — Terrebonne, Mascouche, Blainville, Boisbriand, Saint-Jérôme, Saint-Eustache, Deux-Montagnes — est exposée comme le reste du Québec à la tendance de 9 % par an. Les secteurs proches de cours d'eau ou de zones inondables peuvent voir certains risques exclus ou des franchises relevées. Combinée aux réévaluations foncières récentes qui ont fait grimper les taxes municipales, la hausse des primes d'assurance accentue la pression sur la rentabilité des multilogements de la région.

Si un assureur refuse de renouveler ou exclut des risques majeurs, votre prêteur hypothécaire peut l'exiger malgré tout, puisque l'assurance du bâtiment est une condition courante du financement. Vous pouvez recourir à un courtier spécialisé pour trouver un assureur de substitution, souvent à prime plus élevée. Lorsque les coûts d'assurance, combinés aux taxes et à l'entretien, rendent un plex non rentable, certains propriétaires choisissent de vendre. ImmoMulti achète des multilogements sur la Rive-Nord directement, sans courtier ni commission.

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